Montcalm 2013

Publié le par spiridon mellois

 

Ultime préparation avant l’objectif de fin de saison, le CHALLENGE DU HAUT-ATLAS début octobre ,  et préparation tout court pour mes accompagnatrices du w-e qui seront présentes elles aussi au MAROC, « LE CAILLOU » comme l’appellent les habitants du VICDESSOS se mérite. C’est la course de montagne par excellence avec un départ d’AUZAT situé à 700m d’altitude pour atteindre le sommet le plus élevé de l’ARIEGE, le MONTCALM(3077m) puis après une légère descente, une remontée vers le toit de la CATALOGNE, LA PIQUE D’ESTATS situé à 3143m.

 

Une fois arrivé là-haut il ne reste plus qu’à redescendre à AUZAT par une descente technique dans un 1er temps car enneigé par endroits et surtout très rocheuse et caillouteuse sur les 800 mètres de dénivelé sommitaux. Bref, un parcours qui permet d’évoluer en ARIEGE, tutoyer la CATALOGNE et d’approcher les sommets de la PRINCIPAUTE D’ANDORRE.

 

Pour avoir participé déjà à cette épreuve en 2007, mon objectif est de redécouvrir un parcours que j’avais apprécié par ses couleurs et son côté sauvage (aucune remontée mécanique) et de prendre d’avantage de plaisir que la dernière fois où je m’étais blessé les orteils en début de descente et où la fin du parcours avait été plutôt galère.

Après une mise en jambes la veille en effectuant une rando-course de 6 heures autour du lac d’IZOURT et du refuge du FOURCA , nous voici sur la ligne de départ à 7 heures du matin. La température est douce et la météo  plutôt favorable au vu des prévisions de la veille. L’orage qui est passé dans la nuit a peu déversé de pluie et seule la brume accrochée aux cimes risque de boucher l’horizon lorsque nous allons prendre de l’altitude.

 

Je pars prudemment d’autant plus que je fais un brin de causette avec STEPHANIE que j’avais rencontré sur l’UTAT en 2011. Les 1ers kms s’effectuent sur bitume et les filles sont déjà devant. Lorsque nous quittons la route pour attaquer la 1ére montée, j’aperçois encore NATHALIE mais VALERIE a déjà pris la poudre d’escampette. Cette grimpée s’effectue  sur un sentier en monotrace où il est peu évident de doubler. Pas grave, le chemin est long et il y aura bien d’autres occasions de s’exprimer. L’air est chargé d’humidité et je transpire déjà à grosses gouttes. Je rattrape NATHALIE sur la seule partie plate de la course qui va nous mener au pied de l’ascension du MONTCALM : nous sommes à 1200m d’altitude et nous allons monter maintenant sans discontinuer pendant  10.5km pour arriver à 3077m.

 

Profitant des bienfaits du stage de JUILLET AUX SAISIES, j’attaque la montée à un rythme élevé mais qui me convient et NATHALIE ne tarde pas à lâcher du terrain. Après le refuge du PINET situé à 2240m, le terrain devient minéral avec plusieurs passages enneigés. La pente devient plus raide et je commence à piocher tout en doublant des concurrents qui peinent eux aussi.

 

Lorsque j’entame l’ascension finale du MONTCALM, je croise VALERIE qui est dans la descente et qui a mis les freins : c’est sa 1ére expérience de course de montagne.  Pas le temps de s’attarder au sommet car le vent est bien présent et refroidit les organismes. Par contre il a chassé les nuages et je profite de l’instant en regardant une dernière fois les sommets ARIEGEOIS et ANDORRANS voisins. Mais que cet endroit est magique, la variété des couleurs de la roche évoque le MAROC : on se croirait déjà dans l’ATLAS.

 

Après avoir descendu LE CAILLOU, au niveau du col qui  permet de basculer dans l’ascension de LA PIQUE D’ESTATS, j’aperçois NATHALIE qui va en terminer avec l’ascension du MONTCALM avec des bâtons de fortune. Lorsque que j’aborde la fin de la dernière ascension, je croise à nouveau VALERIE qui possède un bon ¼ d’heure d’avance à ce moment-là : nous nous donnons rdv dans la descente pour finir ensemble. L’ascension de ce dernier sommet est difficile. J’ai certainement trop donné au début de la montée et je mise maintenant sur la descente pour retrouver du plaisir…et VALERIE qui n’est pas très à l’aise dans ces parties techniques.

 

Effectivement je la rejoins sur une des traversées de névés et faisons à partir de ce moment-là course commune. J’en profite pour lui apprendre quelques gestes techniques de descente en prenant tout notre temps… et quelques photos. Je profite de la dernière partie de la descente toute en sous-bois et sans obstacles pour lâcher les chevaux car je sais que la fin du parcours sera plus à l’avantage de VALERIE, car plus roulant et en partie sur route. En effet elle me rattrape sur une partie bitumée alors qu’il nous reste 7 kms avant de rallier l’arrivée. Après un rapide calcul, nous jugeons qu’il est encore possible de réaliser moins de 8 heures si on maintient un rythme élevé. Nous voilà parti sur un sentier qui longe l’ARIEGE à un rythme soutenu (14km/h d’après VAL) mais je ne me souvenais pas bien de la fin du parcours. Alors que je le croyais plat, le sentier longeant la rivière est parsemé de côtes et de chemins pierreux qui ralentissent notre progression. De plus nous nous perdons à une intersection  et perdons plusieurs minutes afin de  retrouver le bon itinéraire. Les 2 derniers kms sur le bitume deviennent difficiles pour moi : j’ai un mal fou à suivre VALERIE qui fait parler ses qualités de routière. Nous rallions la ligne d’arrivée après 8h12 d’effort et NATHALIE auteur d’une bonne descente arrivera pas longtemps après nous dans un temps de 8h34.

 

Le lendemain matin en guise récupération, nous irons effectuer une via-ferrata d’une heure sur une falaise surplombant la vallée : un moment bien agréable et fun.

 

En conclusion, un week-end qui aura permis d’affiner la préparation avant de partir au MAROC  avec un effort sur 2 jours et un terrain de jeu qui ressemble beaucoup  à l’ATLAS.  Et une région où je retourne toujours avec plaisir car sauvage et vraie : un pays de montagne que le tourisme n’a pas défigurée alors qu’il y a un potentiel  énorme d’activités sans beaucoup se déplacer : randonnée, activités d’eau vive, via-ferrata, parapente,…

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